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Bas de pageII) Les inégalités hommes/femmes dans l’entreprise fin XXe début XXIe
1) L’entrée de la femme dans le monde du travail et ses difficultés

Les femmes entrent sur le marché du travail dès la 1ère Guerre Mondiale dans le secteur tertiaire et remplacent les hommes à tous les postes de l'administration et sont autorisées à enseigner aux garçons.
Dans l'entre-deux-guerres, on observe une augmentation de la scolarisation des filles dans les écoles primaires supérieures, mais les études prolongées amènent à des débouchés différents tels que l'enseignement primaire, les métiers de bureau et du secteur commercial.
En 1940, un projet réglemente le travail des femmes:
-Fait état de «la vocation reproductrice des femmes et des restrictions législatives du travail féminin ».
- Interdit l'embauche des femmes mariées
- Congédie les mères de plus de trois enfants dont leur mari travaille
- Met à la retraite les femmes de plus de 50 ans à la fois dans le privé et dans le public
Dès les années 1960, la volonté des femmes d’acquérir leur indépendance financière les poussent à s’insérer dans les études et dans l’emploi plus fortement qu'auparavant.
- L'enseignement technique s'ouvre aux femmes
- Elles bénéficient de l'autorisation d'exercer une profession sans l'accord de leur mari
- La croissance économique des Trente Glorieuse a permis et facilité l'entrée des femmes dans le monde du travail.
Le problème du salaire inégal homme-femme est alors observé.
A cette époque, les femmes éprouvent un besoin crucial de travailler pour subvenir aux besoins de leur famille car:
- Les séparations sont de plus en plus fréquentes
- Les enfants sont le plus souvent confiés à la mère qui se retrouve seule
=> Elles n'ont accès qu'à des emplois incertains et instables ou mal rémunérés, ce qui se reflète dans les salaires. Cela entraîne souvent une pauvreté chez certaines femmes et le congé parental accentue leurs difficultés de réinsertion. Pour celles qui y parviennent, elles obtiennent un CDD et très rarement un CDI.
Dans les années 1990, elle « bénéficient » des créations d’emplois sous cette forme, tandis que l’effet inverse se produit dans l’industrie majoritairement occupée par des hommes. De ce fait, les femmes ont été les premières atteintes de:
- La déstructuration du marché du travail
- La mise en cause de la norme d’emploi
- L’évolution de la structure des emplois
- Les inégalités hors du marché du travail
2) Inégalités au sein de l’entreprise

Les lois en matière d’égalité hommes/femmes sont très loin d’être appliquées par l’ensemble des entreprises. Malgré une féminisation de la population active, le taux d'activité des femmes en âge de travailler reste encore inférieur à celui des hommes. De plus, femmes et hommes sont différents quant à la durée du temps de travail : le temps partiel reste une affaire de femmes due à la maternité.
Le temps partiel n'est pas considéré comme le meilleur moyen de concilier vie professionnelle et vie privée. Il est une conséquence d’une demande plus grande de flexibilité de la part des entreprises et une réponse politique pour lutter contre le chômage. Depuis quinze ans, les emplois créés en France ont été essentiellement des temps partiels et avec des horaires atypiques. Le temps partiel est clairement identifié comme une forme inégalitaire de travail et subi par les salarié(e)s. Elles accumullent tâches domestiques et travaillent. Cette inégale répartition femmes - hommes entre temps de travail passé à la maison et temps passé au travail, contribue à créer et entretenir des inégalités professionnelles ou des pratiques discriminatoires de la part des entreprises tels que le « plafond de verre » dans l'accès aux responsabilités, « mur de verre » dans certains secteurs, l'accès à la formation plus difficile, des écarts de salaire persistants, la précarisation de l'emploi féminin…
Quelques données chiffrées d'après l'INSEE:
- à peine 3% des grandes entreprises sont dirigées par des femmes. Celles-ci représentent 46% de la population active, elles ne sont que 24% dans l’encadrement du secteur privé et 12% dans les postes supérieurs de la fonction publique.
- les salaires annuels moyens des femmes en France représentent environ 80% de ceux des hommes. Et plus on monte dans la hiérarchie, plus le fossé semble se creuser. Leur salaire moyen est inférieur de 19% à celui des hommes.
- les femmes sont surreprésentées dans les secteurs qui offrent les plus faibles rémunérations (services aux particuliers, éducation, santé, action sociale…). 80% des temps partiels sont également occupés par des femmes.
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